SERVITUDE

Publié le par EDUCASERVE

ESCLAVES CONSENTANTS

Etienne de La Boétie, écrivain ami de Montaigne, analysa parfaitement les
rapports entre l'oppresseur et les oppressés en 1576, il y a 4 siècles et
demi, 4 ans après la Saint-Barthélémy, pendant les atrocités des guerres de
religion en France !
Rien n'a changé depuis ...
Ce ne sont que d'infimes minorités qui secouent de temps en temps le joug
d'une servitude.
Il faut dire que l'oppression est maintenant multiforme, et que tout
dictateur ou pseudo-dictateur, dans sa sphère d'influence  ( il peut s'agir
d'un pays tout entier ou de la plus petite cellule de base, la commune )
arrive souvent au pouvoir par un élan populaire en réaction à un autre
despotisme... et s'y maintient bien vite par des méthodes peu
recommandables.
On se débarrasse d'un joug ...pour en accepter un autre, parfois pire car
plus insidieux.
Et la masse, exclusivement par manque de lucidité et surtout de courage, la
foule inerte, passive et bientôt en grande partie complice, se complaît dans
son nouvel état d'asservissement, parfois pire car plus insidieux, allant de
l'aveuglement volontaire à l'obséquiosité servile.
N'importe quel César de pacotille peut continuer à dilapider, à ruiner la
communauté... et à menacer ceux qui osent rester debout.

Quelques mots voisins de LÂCHETÉ : faiblesse, mollesse, veulerie, peur,
bassesse, vilenie, couardise, poltronnerie, indignité, trahison,
pusillanimité, frousse, démission, compromission, etc.

Car, sous la moindre tyrannie, la crainte de s'engager, de s'exposer un tant
soit peu, ou le manque évident de discernement provoquent la lâcheté du plus
grand
nombre !
 

 

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