HUMOUR – Les PROPOS de Mamie FINE (9)

Publié le par EDUCASERVE

HUMOUR – Les PROPOS de Mamie FINE (9)

Faut que je vous parle d’un qui a réussi, mon petit-neveu Félicien.

Il est enfin employé à la ville, grâce à son beau-père qui a payé pour la campagne du maire.

Avec le titre de « Portière », on l’a infecté à un camion-benne qui ramasse les saletés de toutes les sortes. Ils sont quatre dans la cabine. Comme qu’il est le dernier arrivé, Félicien est à la portière.

C’est lui qui descend pour guider le camion quand il recule et pour jeter les saletés dans la benne.

Le chef, il va au brifingue du matin pour apprendre les ordres : où aller et que faire là où on va.

Il lui reste plus qu’à calculer le chemin le plus long pour aller et s’en retourner, qu’à étudier comment faire en trois heures ce qui ne devrait se faire qu’en une seule, qu’à indiquer où se planquer à l’ombre en été et au soleil en hiver.

Il choisit aussi devant quel bistrot se garer pour faire semblant de nettoyer… et avoir une bouteille à l’œil !

Même tecquenique devant la boulangerie et la charcuterie.

Le sous-chef, lui, s’occupe que de la préparation des sandouiches, de la boisson, des gobelets et de la musique dans la cabine.

Le chauffeur, enfin, a presque autant de portance que le chef : il conduit lentement, commande la montée et la descente de la benne, klaxonne quand il croise un autre vicule de la mairie qui tourne en rond sans savoir que faire.

Des fois, les matins de gel ou de forte pluie, il met son camion en panne. Le temps que le mécano des ateliers municipaux arrive lentement et répare, les quatre vaillants employés sont à l’abri du mauvais temps dans le hangar qui sert de garage.

Y a même des fois où ils font une petite décharge sauvage de la benne dans un coin à l’abri de ceusses qui les regardent. Les joggueures signalent ça à la mairie. Félicien et ses trois amis viennent nettoyer ... et se taper une petite belote pour finir la demi-journée.

Mon Félicien, il fait envie à Barnabé, mon petit-fils adoré, vu que sa Minouche veut pas se laisser marier tant qu’il a pas lui aussi un emploi sûr à la ville, bien rénunéré et pas trop crevant, vu qu’elle le veut en pleine bourre le soir pour sortir en « bouate », comme elle dit.

Ah ! mon Barnabé, il se l’aime, sa Minouche, il arrête pas de le lui touisté sur son smarrefaune…

Publié dans HUMOUR

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