Paradis "off limits"

Publié le par Henri FOURNOLS

Un mot d’humour de Tristan Bernard: “Si je vais au Paradis, j’y serai bien à cause du climat, mais si je vais en Enfer, j’y retrouverai beaucoup plus de relations.”

Petite erreur, mon cher Tristan! Les choses ont évolué en ce bas monde !

Hier soir, sur ARTE, le journaliste Xavier Harel nous a présenté de magnifiques paradis existant sur terre : Caïmans ou Luxembourg, Etats-Unis ou Angleterre, etc. . Des marigots où les crocodiles de la finance, les multinationales, les grands cabinets de conseil et les banques grenouillent en toute impunité.

EXTRAIT : “Imaginez un monde dans lequel vous pourriez choisir de payer ou non des impôts tout en continuant de bénéficier de services publics de qualité (santé, éducation, sécurité, transport...) payés par les autres. Ce monde existe : c'est le nôtre. Aujourd'hui, les multinationales peuvent dégager des milliards d'euros de bénéfice et ne pas payer un euro d'impôt. De même que des riches contribuables ont tout loisir de dissimuler leurs fortunes à l'abri du secret bancaire suisse ou dans des trusts domiciliés à Jersey. L'évasion fiscale a pris de telles proportions qu'elle menace aujourd'hui la stabilité de nos États. Entre vingt mille et trente mille milliards de dollars sont ainsi dissimulés dans les paradis fiscaux, soit l'équivalent des deux tiers de la dette mondiale !”

Tout ceux qui se livrent à des trafics illégaux qui rapportent gros (drogue, prostitution, armes, ...) vont aussi aux "paradis”.

La Russie a bien dévoré la Crimée en deux coups de cuillère à pot... pourquoi n'enverrait-on pas des casques bleus de l’ONU neutraliser tous ces infernaux paradis?

Il suffira ensuite de reverser à chacun de nos pays l’argent qui lui a été volé.

Simpliste, me rétorquez-vous.

Et si l’on trouvait aussi dans les coffres des listes de noms?

Aïe! Aïe! Aïe! C’est peut-être là l’essentiel du problème.

Alors, consacrons-nous plutôt à organiser le chômage pour qu’il soit supportable, à limiter le nombre d’enfants privés de nourriture, à mettre sur le marché des produits de mauvaise qualité (souvent nuisibles à la santé) mais à la portée de toutes les bourses (avec des marges de bénéfices confortables) et, pourquoi pas, à déclencher sans arrêt des conflits (dans lesquels certains pensent gagner leur paradis).